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26/11/2013

BERTHES Henri (26/04/1895-22/03/1918)

Origine familiale

BERTHES Henri Gabriel est né à Villeneuve le 26 avril 1895. Fils d'Augustin BERTHES et de Mathilde RICARD, il a un frère Marius (1892). En 1915, il exerce le métier de garçon boucher.

Campagne

A la mobilisation de la classe 1915, Henri rejoint le 105ème régiment dinfanterie avant d'être incorporé dans le 9ème régiment de Dragons de janvier 1915 à juin 1916 et intègre un escadron de mitrailleuses à partir du mois d'avril 1916. Le 10 juin 1916, il passe au 11ème cuirassier à pied.

Circonstance du décès

Il disparaît au cours de l'attaque de Villequier-Aumont (Aisne) le 24 mars 1918, à gauche de la route allant de Commenchon à Villequier-Aumont, présumé blessé et prisonnier. Inhumé à Villequier-Aumont, son corps est ensuite transféré au cimetière militaire de Very-Vaureuil.

(Extrait de l’historique du régiment du 11ème régiment de cuirassiers)

COMBAT DE VILLEQUIER-AUMONT (Mars 1918)

Le 22 Mars 1918, le 11ème Cuirassiers se trouve en réserve d'Armée aux environs de PONT-SAINTE-MAXENCE, quand il est avisé téléphoniquement d'avoir à se tenir prêt à être embarqué d'urgence en camions-autos. La Grande Offensive allemande du printemps était déclenchée depuis la veille sur le Front Britannique.

Les bataillons sont acheminés vers les lignes, dans le but d'effectuer, dans la nuit du 23 au 24 Mars, une relève de la 18ème Division Britannique sur le canal CROZAT. Le 2ème Bataillon (Capitaine LAHURE) s'installe dans le village de VILLEQUIER-AUMONT, les 1er Bataillon (Commandant SAGOT) et 3ème Bataillon (Capitaine DUTHU) stationnent, en réserve, aux abords de COMMENCHON et de BETANCOURT.

L'ordre est alors donné au Bataillon LAHURE d'organiser en grande hâte des emplacements de combat pour défendre VILLEQUIER-AUMONT, depuis Le CAISNEL jusqu'au cimetière.

Les combats font rage dans tout le village du 22 au 24 mars et les cuirassiers reculent au prix de lourdes pertes (220 tués ou disparus, 140 blessés).

Le 24 mars en fin de matinée, la brume s'est dissipée, et, dans le grand soleil qui darde maintenant, le Bataillon LAHURE, installé aux lisières de COMMENCHON, voit venir vers lui les vagues ennemies. La fusillade crépite de toutes parts. On entend les hommes dire : « Non, des cibles comme ça, on n'a pas la veine d'en avoir tous les jours ! ». On aperçoit sur la route de COMMENCHON à VILLEQUIER-AUMONT, un cuirassier, qui seul, entouré, impossible à secourir, fait le coup de feu avec autant de calme qu'à l'exercice. A genoux au pied d'un poteau indicateur, il ajuste chacun de ses coups, et chaque fois descend son « Boche ». Puis, tout d'un coup, on voit ce brave s'affaisser la face contre terre, les bras en croix.

Son décès ne sera transmis à la mairie de Villeneuve qu'en 1921 après jugement du tribunal.

Famille et descendance

Non connue

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